Le mois de mars, dédié à la valorisation des droits des femmes, est devenu tout un phénomène à Lubumbashi, et en RDC. Il se célèbre, et c’était en musique avec « Gemima Band », un orchestre de Kinshasa invité par le centre culturel Wallonie-Bruxelles.
Le public était sélect pour une dame aussi unique en son genre qui met du feu sur Kinshasa par sa musique depuis quelques années. « Gemima Band », tenue une femme, est la première troupe du genre à ne faire que du saxophone. Ce soir-là, dans les installations d’un restaurant italien de Lubumbashi, personne n’a voulu voir le spectacle s’arrêter.
« Lève-toi » femme congolaise !
Ce concert-spectacle a vécu sous le thème « lève-toi ». Une manière d’inviter la femme dont le mois se clôturait, à sortir de son sommeil traditionnel et à braver peur et obstacles. La patronne de « Gemima Band » en est sans doute l’exemple, elle qui a choisi un style musical que même les hommes, en RDC, abordent difficilement.
Alors qu’elle se hâtait à voir le spectacle prendre vie, Annie Kabeya qui gère localement le bureau Wallonie-Bruxelles, a rappelé que son bureau ne voudrait laisser aucun aspect culturel sans sa vie, tant que c’est digne d’un accompagnement.
Ce concert offert a été le dernier de huit points de la programmation mensuelle du bureau Wallonie-Bruxelles Lubumbashi pour le mois de mars et qui a été un focus sur la femme et la francophonie.
En musique et en slam à Wallonie-Bruxelles
Durant ce mois de mars, Wallonie-Bruxelles Lubumbashi a mis en avant l’artiste Thierry Banza, danseur classique et contemporain. Ce, avant de valoriser des peintures faites par 28 filles et femmes artistes de l’institut de beaux-arts de Lubumbashi. Le thème « Femme dynamique, Oui mars » en était toute une révélation, en effet. Dans quelques écoles de Lubumbashi, par ailleurs, une série de projections a été organisée avec des films francophones. Ailleurs se tenaient, durant le mois, des ateliers notamment autour du slam avec « Debout Slam ». Et, bien entendu, du numérique qui devrait bénéficier aux artistes, avec « l’artiste à l’ère du digital ».
Enfin, la musique congolaise et celle française ont été mêlées et chantées autrement. On a pu savourer cette symbiose au cours d’un « Café Jazz » animé par l’artiste Francesco N’Cikala. L’idée tournait alors autour du thème « La musique française autour de la rumba. »
Ces activités qui ont émaillé le mois de mars soutenu particulièrement par Wallonie-Bruxelles Lubumbashi, ont été essentiellement culturelles. Elles ont donné un espace à la voix de l’artiste du terroir. Au dernier jour, les membres de ce bureau était visiblement comblés d’y être parvenus.
Fidèle Bwirhonde










