RDC : l’indice de développement humain 2016 en hausse et le contraste

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L’absence de transparence, mais aussi l’instabilité politique, empêchent la RDC d’aller vers une croissance inclusive. Elle peut, par ailleurs, se hisser au rang de pays à revenus intermédiaire en 2021. Mais cela, sous réserve de bonne gouvernance et de stabilité. C’est en substance ce qu’indique le rapport national publié par le PNUD le 28 septembre à Kinshasa.

Ce rapport sur le développement humain 2016 porte sur la croissance inclusive. Les enquêteurs indépendants se sont intéressés au développement durable, tel que vu de l’ONU. Mais aussi, par ailleurs, aux défis de la décentralisation. Un processus dans lequel la RDC est engagée depuis 2016, en passant en 2015, de 11 à 26 provinces. Objectif : faciliter la gouvernance et le développement.

L’indice de développement humain de la RDC 2016 en hausse

En 2015, l’indice de développement humain s’est établi à 0,464. Un taux légèrement supérieur au 0,435 calculé par le Rapport mondial en 2014, indique le rapport. Une bonne note, tout de même, en contexte de crise économique aux niveaux national et international.

Malgré ces chiffres, par ailleurs, la RDC demeure dans la catégorie des pays à indice de développement humain très faible. D’après le PNUD, « de larges disparités » persistent. Ils sont perceptibles sur les plans socioéconomique, politique, administratif et du développement durable. De nombreuses personnes, par exemple, sont privées de services de base comme les soins de santé. Les peuples autochtones, des femmes, les personnes handicapées et les chômeurs restent dans le dénuement.

La RDC, les chiffres clés par le PNUD. Capture d’écran.

Lire aussi : Les forages d’eau, une chance pour la RDC, mais…

Il n’est pas de doute pour la représentante du PNUD que la RDC a les moyens pour s’assurer une décentralisation effective. Le pays est capable d’ « une croissance inclusive et un développement durable ». Il peut, en revanche, « se hisser d’ici à 2021 au niveau des économies à revenu intermédiaire ».

Tshibala critique un modèle économique « pervers »

Croissance inclusive, « les défis restent de taille », a reconnu le premier ministre Bruno Tshibala lors du lancement du rapport. Pour y arriver, il a suggéré « l’abandon du modèle pervers actuel d’accumulation du capital hérité de la colonisation ». Un modèle, selon le premier ministre, « très tributaire du secteur extractif et vulnérable aux chocs extérieurs. » La RDC devrait dès lors, se tourner vers la production intérieure « sur fonds d’une gouvernance d’avenir axée sur les résultats. »

Le rapport recommande au gouvernement de « s’attaquer aux questions d’inclusivité de la croissance ». Et, bien entendu, se pencher sur la « durabilité du développement et de gouvernance administrative ». Pour cela, il devrait créer « les conditions de stabilité politique propice à une croissance robuste, redistribuée et créatrice d’emplois dans une économie compétitive soutenue par des institutions performantes. »

Didier Makal

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