Après le fichier électoral, la CENI RDC doit rassurer les politiques

In Politique

L’enrôlement des électeurs vient de prendre officiellement fin en République démocratique du Congo. La Commission électorale nationale indépendante, CENI, l’a annoncé le 31 janvier à Kinshasa. Au total, ce sont 46 021 454 électeurs qui ont été recensés.

Le processus électoral résout ainsi un défi majeur : l’identification des électeurs. Mais la CENI doit faire face, en plus, à un autre non le moindre : restaurer la confiance.

La CENI doit restaurer la confiance

Les politiques, en effet, mais aussi une partie de la société civile, demandent la restructuration de la centrale électorale. C’est notamment ce que demande le Comité laïc catholique de coordination, organisateur de deux dernières marches en RDC.

La RDC chemine, pourtant, vers les élections fixées au 23 décembre 2018. L’enjeu majeur est sans doute la présidentielle censée assurer la première alternance pacifique du pouvoir. Le président Kabila ayant achevé ses deux mandats successifs en 2016 ne peut plus se représenter. Mais des congolais le soupçonnent de ne pas vouloir quitter pouvoir.

C’est dans ce cadre que l’ONU a décidé, en juillet 2017, d’envoyer un groupe d’experts internationaux à Kinshasa. Ils devront appuyer techniquement la CENI dans le processus électoral en cours. Ils ont en plus, la mission de suivre son avancement.

La CENI ne veut pas d’experts indépendants

L’idée a, dans un premier temps, intéressé la CENI, écrit RFI à propos. Les dirigeants de la centrale électorale congolaise sont les premiers visés lorsqu’on demande la réforme. Une CENI devenue méfiante, par la suite, et qui ne veut pas d’indépendance. Elle voit mal des experts internationaux indépendants, se croyant investis d’une mission de « certifier » les élections. Elle demande aussi, indique RFI, qu’ils ne devraient pas non plus revenir sur les « acquis » du processus en cours comme la machine à voter.

Les experts, dont certains sont déjà à Kinshasa, de l’ONU, l’OIF (Francophonie), l’Union africaine et la SADC (pas encore désigné), tiennent pourtant à leur indépendance. D’où le blocage, quatre mois après la décision de l’ONU envoyant des experts électoraux.

CD

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