Le gouvernement de la RDC s’engage à numériser le cadastre foncier, avec le groupe Harmiad. Le protocole a été signé le 12 novembre par le ministre qui gère secteur.
Le cadre foncier pourrait probablement se métamorphoser et, le numérique devrait contribuer à réduire certains problèmes à l’origine de nombreux conflits.
Pour la circonstance, c’est le ministre de tutelle qui a tenu le discours de circonstance. Molendo Sakombi a rappelé que la signature dudit protocole est un aboutissement d’un long marathon qu’a impulsé la vision du président de la République.
Félix Tshisekedi ayant recommandé quelques mois avant la réforme du secteur foncier. Précisément par la numérisation, et la modernisation du cadastre Congolais. C’était dans son discours sur l’état de la nation du 13 décembre 2019.
Numériser pour sécuriser les titres fonciers
Ainsi, par cet accord avec le groupe Turque Harmiad, la RDC pourrait entrer dans une nouvelle ère. Où les affaires foncières pourraient rencontrer les attentes de la population Congolaise. Surtout que ce secteur est source des conflits qui engorgent les cours et tribunaux à travers le pays.
Au terme, la politique du ministre des affaires foncières va alors favoriser l’instauration de la sécurité financière. Et ce pour les personnes tant physiques que morales. Condition essentielle pour le développement du pays, et du bien-être de la population.
Parallèlement, elle va assurer la résolution des conflits fonciers. Lesquels constitueraient 80% de cas devant les tribunaux. En plus qui semblent être à l’origine d’une partie des problèmes à l’Est de la RDC.
Enfin, la numérisation du Cadastre va contribuer à l’accroissement significatif des recettes du trésor public. C’est par la transformation du foncier en centre de profits.
Une diversification de l’économie en RDC
Sur ce point, le ministre des affaires foncières a indiqué que la Turquie qui compte d’un côté le même nombre d’habitants que la RDC.
Et de l’autre une superficie trois fois plus petite, a réussi l’exploit de numériser son cadastre foncier en une dizaine d’années. C’est « grâce à l’appui technique et opérationnel du groupe Harmiad», a précisé Molendo Sakombi.
Ainsi « 57 millions de parcelles ont été numérisées. Et le secteur foncier génère chaque année plus de 2 milliards de dollars américains. Et le secteur immobilier connait un essor extraordinaire grâce à la sécurité foncière qui pousse les banques à accorder des crédits à des taux avantageux», a poursuivi le ministre.
Toujours dans ce sens, Molendo Sakombi, membre de L’UNC, rappelle que le monde traverse une crise sanitaire majeure inédite. Et cela entraîne des conséquences lourdes sur le plan économique. Situation qui n’a pas épargné la RDC. Pourtant le gouvernement tient à la maximisation des recettes.
Dans ce contexte, le ministre des affaires foncières présente le projet de numérisation du Cadastre comme une occasion. Laquelle occasion va permettre de générer d’importantes recettes additionnelles de façon croissante au profit du trésor public.
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Car « nous devons avoir à l’esprit et comme objectif d’atteindre le niveau de la Turquie. Où, pour rappel, le secteur foncier génère plus de 2 milliards de dollars Américains», a insisté Molendo Sakombi.
Une référence pour l’administration foncière
Par ailleurs, la numérisation du Cadastre foncier pourrait servir de tableau de bord aux responsables des politiques fiscales relatives au foncier.
Puisqu’ils pourront optimiser la collecte de leurs recettes. C’est en tenant compte des paramètres objectifs, et des données stratégiques que le registre national du ministre des affaires foncières fournira à tous les décideurs.
« L’administration foncière ne sera pas le parent pauvre de ce projet. Car d’importants moyens seront générés, et mis à sa disposition pour se moderniser. Le renforcement de ses capacités de manière continue et tout au long de ce projet lui permettra à l’avenir de rendre un meilleur service aux citoyens », a souligné Molendo Sakombi.
Harmiad est un consortium d’une trentaine d’entreprises et de géomètres Turques. Ces derniers ont la particularité de travailler en étroite collaboration avec l’État Turque. Et ce depuis 20 ans dans un modèle de partenariat public-privé pérennisé.
Willy Mbuyu








