Des images macabres des victimes d’accidents partagées sur les réseaux sociaux. C’est devenu courant, presque chaque semaine, que les réseaux sociaux reçoivent ce genre d’alertes. Pourtant, très peu seulement s’indignent, ou interrogent la responsabilité des filmeurs : ceux qui produisent ces images. A la clôture de la session parlementaire de septembre, le 30 décembre 2022, le président de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga a voulu attirer l’attention de la population sur l’humanisme à l’ère des réseaux sociaux.
C’est un appel clair à plus d’humanisme, de Michel Katebe. Le président de l’assemblée parlementaire du Haut-Katanga juge inhumaine, l’attitude passive de ceux qui filment sans secourir.
« Nous devons cesser de nous contenter uniquement à filmer et à partager les images macabres dans les réseaux sociaux, interpelle-t-il. Nous devons réagir sous peine d’être condamnés un jour pour non-assistance à personne en danger ».
Secourir les victimes plutôt que de filmer
Dans une vidéo de Kyondo television, diffuse sur YouTube, la consœur qui signe la production indique que c’est devenu courant que des gens se content de filmer. On se souvient d’une vidéo, sur la très étroite route Lubumbashi-Likasi, montrant des victimes gravement blessées. Ceux qui les filment ne pensent pas à les conduire à l’hôpital ni à les tirer du danger.
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Dans cette même vidéo, on peut entendre une voix près de celui qui filme appeler à secourir les victimes encore vivante. La même voix insiste sur l’urgence d’aider plutôt que de filmer.
Cette évocation illustre bien l’état d’esprit de certaines personnes utilisatrices de téléphones à caméra. Certaines gens semblent plus attirées par l’envie de montrer le drame plutôt que de porter secours. C’est justement cela que fustige Michel Katebe.
Au final, le besoin de publier sur les réseaux sociaux des images émouvantes, ou peut-être la gratification des likes et partages que proposent les réseaux sociaux, semblent importer plus que sauver des proches, chez certaines personnes.
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