Des secousses politiques autour des élections en RDC. Et, avant même le démarrage effectif du processus électoral 2023. Deux événements font grands bruits : la loi sur le fonctionnement de la centrale électorale, la CENI. Et, la proposition de loi de Noël Tshiani qui surfe sur la congolité.
La première est accusée de politiser l’institution électorale. Et la seconde sur la nationalité (congolité), elle, attiserait le racisme en plus d’exclure des Congolais de la présidentielle.
La tension, en effet, est remontée d’un cran cette semaine, lorsque les deux événements se sont succédé. Une proposition de loi de Noël Tshiani, a été déposée à l’assemblée nationale par le député Nsingi. C’était jeudi 8 juillet 2021. Elle prévoit d’exclure de la présidentielle et d’autres “hautes” fonctions publiques ceux qui ne sont pas nés Congolais de père et de mère.
Une exclusion que ce candidat à la présidentielle de 2018 estime utile pour parer aux infiltrations que connaitrait le Congo. Mais, il n’en reste pas moins qu’elle heurte des sensibilité et risque de faire des victimes connues. D’où le soupçon d’une manipulation qui viserait certains présidentiables. Le cas de Moïse Katumbi, déjà exclu par Joseph Kabila en 2018, de la présidentielle.
Congolité : Ensemble de Katumbi en colère
Le projet de Tshiani fâche donc dans le camp Katumbi, précisément dans Ensemble pour la République. Ce parti politique qu’il a créé n’a pas attendu longtemps pour formuler des mises en garde.
Puisque la Constitution demande seulement d’être Congolais d’origine. Ainsi, vendredi 9 juillet, elle a diffusé un communiqué on ne peut plus direct. Il dénonce “une volonté manifeste d’exalter des sentiments de haine et racisme”. Cela, dans le but “de verrouiller l’accès aux hautes fonctions de la République” dont la magistrature suprême.
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La réaction d’Ensemble pour la République n’a pas attendu. Vendredi 9 juillet, ce parti de Moïse Katumbi a dénoncé dans un communiqué « une volonté manifeste d’exalter des sentiments de haine et de racisme. » Cela, dans le but de « verrouiller l’accès aux hautes fonctions de la République », indiqué le communiqué.
Bref, Ensemble reste catégorique dans son opposition à la proposition de loi de Tshiani. Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, n’a pas exclu un retrait de l’Union sacrée si la proposition n’est pas retiree. Ensemble compte, en effet, parmi les forces majeures de l’Union sacrée qui tient l’actuel gouvernement.
Opposition et société civile mécontentes
Au même moment, l’annonce le 6 juillet 2021 par la RTNC de la prolongation de la loi sur le fonctionnement de la Ceni révisée a surpris. D’abord parce qu’on ne l’a appris que trois jours après. Ensuite, parce que la réforme opérée politise plus encore la centrale électorale. C’est ce que croient, entre autres organisations de la société, la Symocel et la Lucha.
Pour sa part, le FCC de Joseph Kabila estime que cette loi va compromettre la crédibilité des prochaines élections. Et quant à Lamuka, aile Fayulu, elle invite la population à la rejeter par des actions de terrain.
Selon l’Agence congolaise de presse, une des réformes effectuées a fait passer à 15, les membres de la plénière de la Ceni. La majorité en prend 6, l’opposition 4 et la société civile 5. La plénière est l’organe décisionnel suprême au sein de le centrale électorale.
Au lieu d’unir le peuple, ce projet se présente comme un instrument d’exclusion et de division, a déploré le cardinal Ambongo, samedi 10 juillet à Lubumbashi. Il participait à la prise des fonctions de l’archevêque de Lubumbashi, Mgr Fulgence Muteba.
Il faut noter, par ailleurs, que les députés de la majorité parlementaire considèrent que cette loi a suivi un parcours normal. Avant sa promulgation, la cour constitutionnelle l’a déclarée conforme à la Loi. Toutefois, cette loi n’a pas été lue sur la RTNC comme cela se fait certaines lois ou décisions très attendues.











