Les cadres de concertation des provinces l’ancien Katanga dénoncent des violations répétées de la constitution. Des violations, indiquent-ils dans un communiqué, à travers plusieurs actes en RDC. Parmi ces actes, celui consacrant la matière de la controversée Loi Tshiani sur la nationalité. Ils l’ont dit à l’issue des travaux de l’assemblée générale extraordinaire de la société civile tenus à Kinshasa.
Ces organisations citoyennes condamnent encore « la non prise en compte des recommandations de la société civile relatives à la dépolitisation de la CENI ». Mais aussi la déstabilisation des institutions du Tanganyika, Lualaba et Haut-Lomami. Ou encore, la loi Tshiani sur la nationalité. Une question pourtant résolue par la constitution de la RDC, selon elles.
C’est notamment en violation de la loi n°08/012 du 13 juillet 2008. D’abord, en ce qui concerne les crises au niveau de l’administration des provinces. Un texte qui porte sur les principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces.
Justice sélective en RDC
Sur le plan judiciaire, les délégués des cadres de concertation de la société civile déplorent des poursuites sélectives. Lesquelles poursuites donnent « l’impression de viser les compatriotes d’une partie de la République », regrettent-ils.
Toujours dans ce sens, ces acteurs sociaux s’opposent à toute loi discriminatoire et dangereuse . Ils condamnent aussi toute révision de la constitution qui aurait pour conséquence de fragiliser l’unité Nationale. C’était avant de dire encore leur opposition à toute personne physique ou morale dont les agissements auraient pour conséquences des conflits ouverts.
La question de nationalité est déjà réglée par la Constitution. Les délégués de la société civile ex Katanga opposés à la proposition de loi Tshiani ; dénoncent la déstabilisation des provinces ; mettent en garde contre des conflits communautaires. #RDC #Lualaba, #Tanganyika pic.twitter.com/0kQDwfxXSo
— Didier Mukaleng M. (@MUKALENGM) July 17, 2021
Pour ne pas y arriver, ils appellent d’abord le président de la République à faire respecter l’entièreté de la constitution. Une formule que ces organisations citoyennes présentent comme gage de la stabilité du pays.
Ensuite, elles demandent à Félix Tshisekedi de veiller à la cohérence nationale et de lutter contre la xénophobie. A propos, les cadres de concertation de la société civile voudraient que le chef de l’État reste dans sa meilleure logique sur la congolité. Une question sur laquelle Félix Tshisekedi « avait déjà pris position lors de sa rencontre avec les parlementaires», rappellent ces acteurs de la société civile.
Une guerre contre la division
En provinces, les membres de la société civile du grand Katanga appellent le chef de l’État à prendre des dispositions utiles pour garantir le fonctionnement des institutions du Tanganyika. Mais aussi celles du Lualaba et du Haut-Lomami. Une démarche qui voudrait également empêcher toute ingérence politique par certains élus dans le fonctionnement desdites institutions.
Finalement, c’est vers la population que les délégués des cadres de concertation de la société civile se sont tournés. Dans ce sens, ils voudraient qu’elle participe à l’exclusion de tout acte pouvant provoquer des frustrations. Ou encore de nature à générer des conflits communautaires et à déstabiliser les institutions provinciales du grand Katanga. Mais celles de toute la RDC en général.
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Une logique dans laquelle ils inscrivent aussi les leaders politiques et communautaires de cette partie de la RDC. Lesquels leaders devraient aussi « se liguer comme un seul homme derrière le président de la République». C’est pour «la sauvegarde de l’unité Nationale«, insistent-ils. Avant de les appeler également à s’engager dans une guerre contre les germes de la division, la trahison et l’égoïsme.
A la suite du dépôt à l’assemblée nationale de la loi Tshani par le député Nsingi Pululu, un tollé s’élève en RDC. Beaucoup considèrent cette démarche comme portant atteinte aux droits de l’homme. C’est précisément par le fait qu’elle introduirait une discrimination en réduisant les droits civiques de certains congolais en violation de la constitution.
Willy Mbuyu












